mon choix de 3A dans un coffret cadeau offert
Par Michael SEGUIN (75)
Tout commença en décembre 2008
J’étais sur le point de quitter l’armée et à l’occasion de mon pot de départ, mes collègues m’offrirent une boîte cadeau. En feuilletant un peu cette liste, bien des alternatives s’offraient à moi dont par exemple, des baptêmes en hélicoptères ou en Ferrari, Bugatti, etc etc.
Parmi la liste impressionnante des propositions qui m’étaient accessibles, une seule retint mon attention :
celle de 3A Compétition. Il s’agissait d’une initiation au pilotage rallye
intitulée “Premières performances”
d’une durée de 3 heures.
Le fait que ce stage allait se dérouler loin de Paris n’entama pas
du tout ma motivation. Je contactai donc 3A Compétition par téléphone et,
après quelques minutes de conversation avec une femme à la voix suave
prénommée Sandra, l’affaire fut bouclée : il ne me restait plus qu’à envoyer
quelques papiers pour clore mon inscription. La date fut fixée pour juillet.
Je reçus peu de temps après un mail avec le plan d’accès, une liste
des hôtels les plus proches, ainsi qu’une brochure avec différentes
activités pour mes éventuels accompagnateurs comprenant une liste de musées,
de points de vue incontournables, de centres sportifs, etc etc. En bref, on
avait l’air de s’inquiéter non seulement de moi, mais aussi de mes proches.
Il me fut même proposé de rentrer en contact avec mes futurs partenaires
pour organiser du covoiturage.
Comme convenu, 8 jours avant la date fatidique, je reçus un autre
mail avec l’heure exacte de début du stage, et je pus donc préparer mon
périple armé de ma 306 et d’un peu d’essence.
Le jour J, j’arrivai un peu avant l’heure indiquée. Une boisson nous
fut offerte, histoire de détendre un peu les douze stagiaires qui
certainement avaient un peu d’appréhension, puisque ce fut mon cas!
Quelques instructions furent lancées en direction des accompagnateurs qui,
bien entendu, n’avaient pas accès au circuit. Au lieu de cela, ils pouvaient
aller sur une butte un peu plus loin qui surplombait le circuit.
Les stagiaires étaient conviés dans la salle d’instruction. Nous
entrâmes docilement et les deux instructeurs faces à nous détendirent
l’atmosphère en se présentant avec humour.
En quelques minutes, on comprenait que c’étaient des passionnés et que leur seul intérêt était que
nous passions un bon moment tous ensemble tout en apprenant les bases du
pilotage. Nous vîmes comment se tenir dans la voiture, régler son siège,
tenir le volant… Et c’est à peu près à ce moment là qu’on se rend compte
qu’il y a tout à revoir dans nos habitudes! Nous vîmes ensuite la théorie
sur le freinage d’urgence et le transfert de charges.
Nous eûmes également des instructions concernant le placement des balises
sur le toit des véhicules afin que le photographe professionnel puisse nous
mitrailler convenablement !
Vînt enfin le moment tant attendu de mettre en pratique ce que nous
venions de voir. Les équipes furent formées : j’allais passer ce stage en
compagnie de Rémi, un jeune homme très sympathique avec qui j’allais avoir
le rôle de copilote, et Laurianne, une belle demoiselle un peu stressée mais
avec un humour à toute épreuve qui allait être ma copilote. Les voitures
nous furent présentées : deux tractions (206 et
106) et deux propulsions (BMW).
Puisque nous étions douze, nous allions tourner sur les quatre
véhicules et nous allions avoir successivement tous les rôles par véhicule,
c’est-à-dire être copilote, pilote et spectateur afin de pouvoir conseiller,
piloter et voir de l’extérieur ce qui n’allait pas. Une fois la distribution
des talkie-walkies terminée, il était temps de mettre le contact!
Pour chacun des exercices décrit, chaque pilote devait faire trois
essais, puis passait copilote ; quand l’équipe entière avait fait
l’exercice, elle changeait de véhicule et refaisait le même exercice, le but
étant que chacun puisse se faire la main sur les propulsions comme les
tractions.
Le premier exercice consistait en un slalom entre les plots… en
tenant correctement le volant ! A ma grande surprise, il s’agissait d’un
exercice particulièrement difficile car toute tentative de “nettoyage
d’assiette” était sanctionnée par une vanne au talkie ! Et juste après le
slalom : freinage d’urgence.
Le deuxième exercice comprenait encore un slalom suivi d’un freinage
d’urgence mais avec un plot en fin de course. Le but jeu était de s’arrêter
le plus proche possible de ce plot, sans le faire tomber
Nous passâmes maintenant aux choses sérieuses avec une explication
théorique de la prise de virage en glisse suivi d’une démonstration de la
part d’un des moniteurs, d’abord avec une traction et ensuite une
propulsion.
Et ce fut notre tour de tenter notre chance avec ce troisième
exercice histoire de montrer si nous avions compris! Autant dire que les
têtes à queue (et les rires !) furent au rendez-vous, surtout avec les
propulsions.
Mais après quelques erreurs et explications nous réussîmes à nous en
sortir de manière acceptable, techniquement parlant du moins. Car nous eûmes
un rappel à l’ordre concernant les trajectoires et après une revue, à pieds,
sur la piste pour illustrer les explications, chacun d’entre nous put
prendre ce fameux virage en glisse beaucoup plus convenablement.
Cela sonnait malheureusement le glas de notre demi-journée
intensive, puisqu’il était maintenant 17h, déjà. Ce fut le moment de notre
remise de diplôme, et éventuellement de l’achat des photos de grandes
qualités et personnalisées. Il était temps de se dire au revoir, mais
surement pas adieu, et de reprendre le chemin de la maison.
Aujourd’hui je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir eu
l’occasion de voir la femme à la voix suave prénommée Sandra !
Bien cordialement,
Michael Seguin.













