stage Elite Subaru … on peut arriver plus fort, on maîtrise !

stage pilotage Elite Subaru

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Xavier SOCHAY (01)

Le jour J, voire même la veille, le tension était palpable. Moi, qui me levait la nuit pour regarder passer devant chez moi, les groupe B en parcours de liaison du Monté-Carlo ( mes parents en parlent encore d’ailleurs, en 85, j’avais 12 ans ), j’allais enfin pouvoir mettre le derrière dans une voiture de rallye, et côté conducteur !!!!

J’étais le premier devant le portail, impossible d’être en retard, vous pensez…….!!!

Démarrage sympa avec l’équipe à l’accueil, les équipages se forment autour du moniteur de la journée, c’est Xavier qui s’y colle. Je fais équipe dans la Sub avec Toto le corse

Départ pour la théorie, petite discussion sur la voiture utilisée au quotidien. 2 potes venus de paris avaient garés le Boxster dans la cour ( ils doivent taquiner les mecs, à rouler en porsche tous les jours ), le suivant, toto le corse :  » moi, je roule en X5, oui mais le V8 4.4″….je conclus avec la caisse la plus folle : 307 HDI, oui mais la 110…Hum, Hum !!!

Tout d’un coup, je me demande ce que je fais ici. Je vais être ridicule….mon dieu. 

Passons à Xavier, pas moi mais le fanatique assis dans le siège à roulettes équipé d’un volant, d’ailleurs un volant, c’est comme une fille, ça se pousse pas, ça se t….. C’est pas de moi mais il se reconnaîtra ( il avait très mal aux cotes ce jour-là !!!!! ). petit passage sur le regard, la position des mains puis on enfile les combinaisons. C’est parti…..mais on fait déjà un peu moins les malins.

Allez hop, contact, réglage du siège et là…malgré tous les coussins possibles Toto ne touche pas les pédales !!! Finalement o trouve une solution et en avant, direction la piste. On démarre doucement, on chauffe la mécanique et on repense aux conseils du chef  Xavier. On y est !!!! le bonheur total

Après quelques tours de repérage, début des hostilités avec le freinage d’urgence. Au bout de quelques ajustements, on y arrive et là on se prend pour un cador, mais pendant le tour suivant, Xavier ( celui de la blague avec le volant et les filles ) décale les cônes et modifie les conditions d’adhérence. Et nous, on se dit qu’on peut arriver un peu plus fort, on maîtrise. Et là, au lieu de stopper avant les cônes comme un vrai pilote, vous les faites voler les uns après les autres, roues bloquées en travers……Le pilotage, c’est un métier messieurs, et là vous prenez conscience de tout ce qui vous sépare d’un pro.

Ensuite, une fois analysées les raisons du pourquoi ( nous on était persuadés qu’elle freinait plus ou mal mais Xavier ne nous a pas cru..), on enchaîne avec le droite gauche, quelques passages et il est l’heure d »aller déjeuner ( j’ai jamais mangé aussi vite de ma vie, j’étais pas le seul d’ailleurs )

Retour avec une petite séance de théorie sur le transfert de masse et le fameux appel – contre appel…..le nirvana n’est pas loin !!

La règle est simple : on arrive assez fort ( sinon ça glisse pas assez ), on fait un demi-tour de volant dans le sens opposé au virage ( oui, oui, dans le sens opposé au virage ), on compte jusqu’à 3. Je vous jure sur la tête de mes enfants que 3 secondes avec la voiture qui glisse dans la direction opposé au virage, c’est long, très long. arrivé à 3, on tourne le volant dans le sens du virage, cette fois-ci, comme quoi tout arrive, de trois quart de tour et comme par miracle, la voiture enroule.

J’ai un peu impression de faire le moniteur là mais vous appliquez la théorie et ça marche.

Quelques passages plus tard, la fatigue se fait sentir, les gestes sont moins francs, les passages moins bons. Il est temps de rentrer les autos.

Débriefing de la journée, des étoiles encore plein les yeux, on relâche la concentration, et en moins de 2 minutes, vous êtes K.O, comme sortant d’un marathon…..

On a pas envie de partir car en plus dans l’équipe, je suis le seul à ne pas rester pour la deuxième journée. C’est dur mais c’est déjà un si bien.

La cerise sur le gâteau serait de pouvoir la faire cette deuxième journée : s’abreuver des conseils du pro, remettre la combinaison, tourner la clé dans le contact, retrouver ses marques, freiner, glisser, trouver la corde, regarder la sortie, remettre les roues droites avant de mettre les gaz.

Et ce n’est pas seulement parce que c’est mon anniversaire aujourd’hui et que cette seconde journée ferait encore un cadeau magique mais en plus j’ai vraiment envie de retrouver cette ambiance, cette simplicité mais aussi ce grand savoir-faire qui rend cette expérience si enrichissante…

Pour conclure, en espérant que mon récit donnera l’envie à certains, je vous souhaite une très bonne fin d’année 2009, et ce serait vraiment avec un plaisir immense que je reviendrai passer une journée en votre compagnie en 2010.

A bientôt.

Xavier




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